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Le bras dressée, la nuque tendue.
Ca a commencé comme ça.
C'est un peu comme une histoire d'amour. Un vieux machin, encore bien vivant. Une colonie de vacance, interminable. Car les bonnes choses ont une fin. Et la grève, il faut se le dire, se l'avouer, se le marteler, à la manière d'Omar et Fred, c'est fini.
Il y a un an, on a voté la grève. Dans un amphi gris pourri de Paris XII, nous avons cru pouvoir changer le monde.
Et nous avons révolutionné notre petit monde. Nous ne nous sommes pas noyés dans un océan universitaire. Nous avons trouvé d'autres poissons. Nous avons fait des bulles ensemble. Et puis, l'aquarium est devenu trop petit. Nous avons vu la mer, les fleuves. La grève, c'était un long voyage où on ne voyait pas la fin. Un long chemin. Même avec des jumelles, je crois que l'année dernière, on aurait pas vu bien loin. Pas l'envie que ça se termine je crois. La route fut longue, jonchée d'instantanés, de polaroïd, de clichés. La route fut pénible, et la grève aura été notre radeau de la Méduse.
Aujourd'hui, je pense à hier avec une certaine nostalgie. Je repense à cet espèce d'âge d'or amical où nous étions tous sur la même longueur d'onde, où le temps ne nous avait pas encore rongé. Le temps, la rumeur, les affinités, les aléas de la vie. Car oui, aujourd'hui ne ressemble pas à hier. Pas du tout. Nous avons parcouru du chemin depuis la grève. Nous avons construit autre chose, un autre chemin, mené une autre petit bonhommafous de chemin. Mais nous sommes inéluctablement liés avec ces personnes qui se sont battus à nos côtés. J'ai l'impression que nous sommes parfois des vieux combattants, qui restent là, dans le silence, dans le murmure du passé. Ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui, nous ne nous battons plus. Il n'y a plus cette union commune qui nous a jadis liés. Elle n'a pas disparu, elle est juste là, comme une vieux fantôme d'un grand père qui nous raconte des histoires. Un gentil fantôme. Une sorte de Casper si tu veux.
Mais, même si tout a changé, ce fantôme revient, il a des souvenirs pleins les poches, des rondes des obstinés, des occupations nocturnes, des manifs sous la pluie, des madeleines du café so'...
La fac est un champs de mine, truffée de souvenirs. Les salles sont devenues nos madeleines, les chaises, des symboles. Les murs sentent les haies d'honneur. Du sol, résonne le son des bidons.
Boum boum. Ce n'est pas un coeur qui bat. Boum boum. C'est Guillaume qui bat son bidon.
La fac est pareille à ces vieilles maisons que l'on dit « remplies des rires des enfants ». C'est un peu comme dans la chanson de Bénabar, Quatre murs et un toit.
Alors, quand j'essaye de faire mon bilan de 2009, je n'ai qu'un mot à la bouche, grève.
Car la grève, je n'aurais pas pu la faire sans vous.
L'année dernière, l'Université aura connu une grève sans précédent.
Elle aura connu,
notre grève.
Un petit bonjour à toi mon lamantin braisé, avant de partir en cours de linguistique du XVIIe, tout un
programme.
Bonjour, et bon réveil.
Et vive Gaga
Donnez moi un I un N un F un E un C un T un I un O un N et donnez moi un U un R un I un N un A un I un R et un E!
Yuyu, pump and up.
Comme dirait Patrick Sébastien: c'est formidable.
Car oui Madame, oui Monsieur, après t'avoir parlé épilation du maillot, règle et tampon, on passe un cap: je vais te parler de ma « foufoune pourrie »;
A fortiori, c'est le méga kiff dans la culotte en ce moment (krrkrr)!
Non sérieusement, c'est vraiment relou quoi.
Tu bois deux litres de flottes, et tu pisses pas de l'evian, mais du rasoir Gilette trois lames quoi.
C'est pas un truc de petit joueur l'infection urinaire, sérieusement.
Mais t'inquiète ma rose des sables, ce n'est pas contagieux, tu pourras continuer de me serrer la.... main.
Donc on passe un cap, et on va chez le médecin parce qu'avoir l'urètre en mode brûlures de l'enfer, ça va deux minutes.
Alors on prend sa chatte à deux mains( deux doigts pour les initiés..) et on va chez son médecin.
Le médecin de famille.
A fortiori, à peine entrée dans le cabinet, me voilà donc en train de lui débiter la vie de mon cher urètre qui va si mal.
-Bonjour, je dois avoir une infection urinaire car j'ai l'impression de pisser les douze fléaux d'Egypte!
Bad romance avec la Foufounette quoi.
En moins glamour, j'aurais pu lui sortir « docteur, j'ai la chatte en feu ».
Mais là, on aurait passé un cap en mode two girl one cup of piss.
Glamour un jour, glamour toujours comme dirait l'autre.
Mon médecin est un médecin précoce.
Genre la consultation en mode fast and furious. Et sans te déshabiller.
Mieux que Docteur House le médecin de famille quoi!
C'est plié, prescrit en 5 minutes, le temps de poser la question:
-c'est contagieux, où je dois m'abstenir de seske?
Forcément.
Bah forcément, l'infection urinaire est un truc qui sert à rien, qui vient du latin « infectus fufuna », soit 'l'art d'emmerder le monde et de te niquer sa mère ».
Muy caliente l'infection urinaire quoi.
Non parce que c'est comme l'herpès, ça sert à rien quoi.
C'est même pas contagieux quoi.
Mais, mais, mais, que m'arrive t-il? Je me consume de l'intérieur.
Quelle est cette nouvelle sensation qui enflamme mes entrailles?
Dit comme ça, on dirait que je te parle du grand amour, de la passion.
En moins romantique: je te parle d'une infection urinaire. Comme quoi, l'amour, c'est une affaire de moule avariée.
Je sais, je suis un poète.
D'où ce super surnom (je suis sûre que ça va vite devenir mon surnom à la fac, mais rien à foutre): foufoune pourrie.
A fortriori, oui.
Tout un article pour une moule quoi. Je corrige. Pour ma moule.
Et puis, je suis sûre que tu es heureux d'apprendre que quand je vais aux toilettes, je ne pisse que trois gouttes et qu'a fortiori, je souffre sa mère. Donc ne t'étonnes point de me voir avec mes bouteilles d'eau. Et, ce n'est pas sale.
Tiens, ça me donne l'occasion de parler un peu des noms qu'on donne au sexe féminin.
Sérieusement, on a : foufoune( le mot que je déteste), foufe (diminutif, classieux à souhait. Vous reprendrez un peu de foufe en déssert, je l'ai faite moi même!), trou (fais gaffe à pas tomber dedans et à baliser le terrain, sait-on jamais que PauPaul tombe dedans...sans faire exprès bien sûr), minou (minou minou qu'il est mignon. Tu veux des croquettes?), chatte ( « Desdémone est très demandeuse de caresses »), kiki (caca coucou kikoo lol), moule ( terme sponsorisé par le lieutenant Cousteau en personne, oui madame), zézette (épouse X et veuve Y).
Le must have quoi.
Sincèrement, c'est formidable.
Bon, je te laisse, je vais me gratter les couilles.
PS: ma chatte sourit à la vie, elle danse la vie, et elle lui pisse à la raie.
Hey Monique Ranou!
Juste un petit bonsoir pour te dire que le second semestre sera long et douloureux.
Juste un petit bonsoir pour te dire que la photo du trombi me fait flipper un max.
Juste un petit bonsoir pour le plaisir d'avoir une case cochée dans le calendrier après quelques jours d'absence.
Juste un petit bonsoir pour te dire que je reviens bientôt, avec quelques articles dangerous du sloup.