Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 18:31

 

 

Vu que je partage énormément de choses avec vous, ici maintenant, comme les mêmes frères d’une même louve (?), je vous ai parlé de mes histoires de cœur, de mes coups de cœur, de mes coups de gueule… mais là (roulements de tambours), je vais vous faire partager plus que tout cela, OUI MADAME, OUI MONSIEUR, tu vas pénétrer dans mon intimité la plus intime (et redondante !), par delà les tissus musculaires, les organes, et, et… les reins.

Bon, commençons par le début du commencement.

Déjà, pour dramatiser la situation : je suis actuellement en « vacances de collège », c’était la jour de l’anniversaire de Polochon ( ou tiens, un nouveau surnom !), on devait le fêter le soir même, et j’avais, en prime, une soirée de prévue le samedi soir. Bref, tu vas comprendre.

Vendredi matin : « mal à l’abdomen » : forcément depuis que je regarde Dr House, je ne dis plus le ventre mais « l’abdomen », et je ne dis pas « je suis allée faire caca ce matin », mais plutôt « je suis allée à la selle ». De même que oui, je sais, c’est ridicule. Bref, mal au bide (voilà, t’es content ?!), atroce, en mode chelou, pas du genre gastro à vomir partout. Je me lève pour aller déjeuner, et là BIM, en mode Star Wars, les étoiles, le Faucon Millenium dans les oreilles, la totale quoi.

9h : je découvre les joies de google et je m’auto-diagnostique un cancer, une péritonite, une crise d’appendicite, et j’en passe et des meilleurs. Pour se rassurer, rien ne vaut la recherche en tapant ses symptômes par internet. +10 sur l’échelle du stress. Remarque pour me stresser, il en aurait fallu beaucoup (tu comprendras plus tard… le suspens quoi)

Oulala, merde alors, je me sens pas bien du tout. Je titube jusqu’à mon lit, me recouche.

15h, rien ne va plus, si c’est une intoxication alimentaire, le livreur de sushi va m’entendre.

15h15 : « Allo oui, détresse amitié, oups, non pardon, SOS médecin bonjour ».

(ellipse car on s’en fout) « bon, on vous envoie un médecin, il arrivera d’ici 5 minutes (là, t’es trop heureux dans ta tête) à 2 heures (là, t’es beaucoup moins contente).

Alors que tu agonises dans le canapé, le médecin débarque, limite avec les rayons autours de sa tête et les lumières en mode discothèque quoi.

(ellipse car allons au plus (ou moins) important : le diagnostic :

« alors vous avez une pyélonéphrite »

ça y est, je vais mourir, je le savais, je vais mourir. Un mot qui finit en « ite » ou en « phrite » ( oulalalala que je suis drôle… comprend qui voudra mais la grosse ricolade là !) n’est jamais, jamais bon.

Bref, je vois déjà la couleur de mon cercueil, et j’ai envie de pleurer.

« c’est juste une infection urinaire qui s’est déplacée aux reins, faudra aller faire des analyses et une échographie des reins dans quelques jours. On peut hospitaliser dans certains cas, et reposez vous, car vous avez 8 de tension ».

OULA, attends voir, « justeune infection » ? Tu dédramatises trop coco, je vais mourir.

Bon, alors forcément, en plus de cela, dès que j’ai entendu le mot « hospitalisation » (en mode ralenti, tu vois le genre), j’ai cru que j’allais pleurer.

Pourquoi moiiii, je suiiis trooop jeune pour mourir !!!!

Bref, un peu very bad pisse. Houhou.

Donc forcément, vu que y a personne à la maison, j’appelle mon sauveur : le Félix Papounet.

Qui débarque un quart d’heure après, file à la pharmacie pour m’acheter des pots où tu fais pipi, pardon où tu « urines » dedans, pour aller les faire analyser. Et c’est qui le gentil Papounet qui prend mes deux flacons tout chauds de mon pipurine (comme ça tout le monde est content) pour les amener aux labo ? C’est MON Papounet.

Note à toi même : c’est difficile de viser pour une fille dans un flacon de 4 centimètres de diamètre. Forcément, tu te fais pipuriner dessus, avec ton pipurine bionique qui défonce tes reins !

En mode jet d’acide, si tu veux Pierre-Hubert.

Bref, j’étais tellement bien partie que j’ai rempli deux flacons dis donc, au cas ou, on ne sait jamais…

Bref, tout ça pour dire que je suis sous antibos pendant 15 jours, que je kiffe ce week end de merde, que j’ai chaud et froid, que je souffre (le martyr), et que merde et putain de chiotte de sa mère la pute..

 

Je vais mourir.

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/27/Rein_à_ajouter.png

Par Mo - Publié dans : ma vie quoi
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