Mon coup de cœur du moment :
Pinocchio de Winshluss.
J’ai envie de dire génial.
J’ai aussi envie de dire merci Rémi.
Cette BD m’a retournée.
On est bien loin du Pinocchio de Walt Disney.
On va dire que Winshluss va maltraiter les différents codes de bienséance des dessins animés, et des contes pour enfants.
Blanche Neige devient lesbienne, Monstro est un poisson victime de la radiation, et Pinocchio, une machine.
Il ne démystifie pas le mythe de Pinocchio, il le rend sale, victime de la décadence humaine.
La bonne conscience, Jiminy Criquet, est désormais un cafard au chômage.
Le graphisme est magique, et participe à la construction d’un univers malsain, en total décrépitude.
Je sais pas trop comment je pourrais expliquer une telle bande dessinée, je peux juste te dire que c’est le genre de BD qui te tient en haleine, et qui, une fois refermée, te fait poser plein de questions.
Oui, comme Boule et Bill, t’es mignon.
Donc ce Pinocchio sent le sang, les ordures, la débauche, le sexe. C’est dérangeant au possible, je crois que Winshluss a réécrit ce conte pour nous, grands enfants.
« tu vois mec, on est juste des figurants !!des figurants dans une superproduction capitaliste ! »
« même sa révolte est vidée de sens….parce que être en révolte contre la société c’est encore faire partie de cette société » à propos de la Mécanique du Vide de Jiminy Cafard.