Là, tu vois, je suis affligée.
A un point, tu peux même pas savoir:
les éditions atlas vont éditer une série sur Johny Halliday.
Consternant.
Tu croyais que j'allais te parler des mes partiels
J'aurais pu.
Je devrais même en parler avec affliction et consternation, mais non.
Ce soir, c'est comme si je les avais oubliés, mis de côté.
Les cours me semblent tellement loin, alors l'idée de passer un partiel, je te dis pas.
On a fait des choix, et je ne regrette rien. J'ai gagné sur d'autres choses si je n'ai pas gagné ce pour quoi je me suis battue.
Je ne suis pas au bord des larmes, ni désespérée.
J'en sais rien en fait, je suis même pas sûre d'avoir peur. Je crois que je ne sais pas, tout simplement.
Me dire que je suis dans une merde totale me fait limite marrer.
C'est sans doute aujourd'hui que je comprend enfin les gens qui m'ont dit dans le passé, qu'ils n'avaient rien révisé, du tout.
Là tu me diras, je n'ai rien révisé, mais je n'ai eu aucun cours.
J'assure le combo là Finger in da noze, direct.
Alors oui, je pense qu'aujourd'hui, après trois mois, on pense enfin à nous.
C'est comme à Noël, ou le 1er janvier, on remet tout en question.
On se prend nos erreurs en pleine gueule, ça fait mal, mais comme dirait ma grand-mère (poule d’eau et bottox, les deux à vrai dire) « c’est comme ça qu’on apprend la vie ».
On l’a appris la vie, en trois mois. Je peux te dire. Et, sans doute suis-je trop pessimiste, mais je peux te dire que le goût amer de la défaite hante ma bouche.
Je ne suis plus objective depuis bien longtemps, et c’est sans doute ce que m’ont reprochée mes parents, mais dans cette lutte, je m’y suis jetée à corps perdu, et il y a trois mois, la seule chose que je peux te dire, c’est que je ne pensais pas que tout ça durerait si longtemps.
Alors quand ça t’arrive droit dans la gueule, bah forcément tu flippes un peu à toi.
Tu penses à ta vie, ta vie d’avant.
Et là, putain, tu t’en prends une bonne.
Ta vie de famille, tes amis, ta vie à toi, putain, c’est quoi déjà ?
Ça te parait bien lointain, comme la haie d’honneur pour le CA.
Putain.
Merde quoi.
La grève, c’est une drogue.
Tu planes, mais t’es pas à l’abri de bader.