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CDI Célibataire Partie III

[Après maintes rélfexions, je vais quand même continuer, et vous balancer la suite de cet article, plutôt long, et encore en construction. J'ai hésité parce que cet article est au final, très perso, et pourra blesser quelques personnes. C'est sincère, sans doute un peu brut, mais à part mes soutien gorge, je ne fais pas dans la dentelle. Voilà]


 

Tu as désormais peur de te lancer dans une relation.

Le mot même te fait peur.

C’est quoi déjà une relation ?

Du sexe, du wok’n roll, de la tendresse, du manque, de la niaiserie, des après midi passés à se regarder avec un regard con, la Saint Valentin ?

Chez toi, ça évoque la même chose que le mot prison.

En langage gréviste, c’est comme le mot « séquestration », sans la présidente.

Tu n’as pas envie de partager, et surtout, tu n’as pas envie de revoir tes priorités pour faire rentrer dans ta vie, un Porteur de Couilles.

Tu es devenue égoïste.

Egoïste de ton temps. Ton cœur se la joue solo, lui, apparemment, il a envie de partager.

Y a scission, et même saucisson historique.

Pendant ces X années de célibat, tu seras tombée amoureuse de ton meilleur ami, et tu auras été victime d’une période maudite : la Saison des Râteaux.

Chez les ragondins, y a la période des amours, chez les célibataires, y a la Saison des Râteaux, qui est généralement suivie par la Saison des Pluies.

Comprendra qui voudra.

Ensuite, viens la phase « Plombier ».

Tu te sens rouiller.

Pareille à une vieille chaîne de vélo.

Toucher un mec, l’embrasser, tout ça commence peu à peu à te choquer.

Te choquer dans le sens que ce sont des choses qui ne te ressemblent pas, qui ne te ressemblent plus. Comme si le gène de l’amour et de la  tendresse avaient disparu de ton métabolisme.

Tu es rouillée, tu as perdu ces automatismes.

Ca marche un peu comme les antibiotiques.

Flirter te choque, comme si ce n’était pas toi. La proximité ambiguë du flirt est devenue quelque chose de totalement étranger.

Tu te sens lourde, pas douée.

Du coup, tu flippes encore plus de t’engager. Tu as peur de mal faire.

Tu es en phase « retour au collège : dans quel sens on la tourne déjà c’te putain de langue ? ».

Tu as 20 ans, tu n’es pas désespérée, non.

Tu te trouves juste désespérante.

De toute façon, y a personne devant ta porte.

Tu vois les autres accumuler histoires sur histoires, ça te donne pas tellement envie cette niaiserie gratuite qu’on étale comme du Nutella.

Tu penses que tu finiras seules, avec 66 chats, 2 poneys à la retraite dont un des deux s’appellera forcément Caramel ou Nougat.

Tu es fière, mais pas tant que ça, quand tu vois la pote de ta grand-mère qui est toujours célibataire et qui se maquille comme un travlo du bois de Boulogne.

Ca fait pas trop envie.

Ta grand-mère te raconte ses anciens flirts, c’est à ton tour de te sentir vieille.

Tu trouves qu’avant c’était mieux, plus léger que maintenant. Ta grand-mère te disait qu’avant, la vie était moins chère, peut-être pas moins difficile, mais qu’on était jamais célibataire trop longtemps. Elle te cite quelques noms. Je suis allée au bal musette (là, putain, ça fait cliché) avec un tel, et le lendemain au cinéma avec un autre

C’était plus léger, y avait pas cette lourdeur relationnelle. Je sais pas si on peut parler de frivolité, je trouve pas que ce terme convienne bien à ce qui se passe.

Mais y a comme une sorte d’obligation pudique de rester avec la personne.

Tu comprends, on veut pas la quitter Bobonne, ça lui ferait du mal.

On a plus les couilles de dire non.

On veut du long terme  ou un plan cul, y a pas forcément toujours d’intermédiaire.

On a 19 ans, on est ensemble depuis 1 an, c’est cool, mais bon.

C’est juste « cool ».

Dans une relation, on a limite besoin de savoir quand, où comment ça va se terminer.

Que ce soit en bien ou en mal.

On cherche pas forcément à vivre l’instant.

On cherche juste à faire un plan chronologique de notre relation.

L’éphémère ne nous intéresse plus.

On veut presque quelque chose de rentable.

On cherche l’approbation de tous «  tu crois qu’on ferra un beau couple ? ».

On parle au futur, et on oublie parfois le présent.

On le vit quand même ce putain de présent, mais on le vit en pensant aux répercussions que ce présent aura dans le futur.

On veut consommer de l’amour, de la tendresse.

Bon, bref, j’en parlerai un autre jour.


Un jour elle te demandera « ca fait combien de temps que tu es seule ? »



(...)


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L
Je vote pour cet article et pour l'album de Lenka. Je l'ai écouté pour la première fois il y a quelques jours, j'adhère. A toutes tes musiques à vrai dire :-) Et tant que j'y suis, je "plussoie" tes articles. <br /> Un beso Mo-mordue-des-escargots<br /> ps: à quand cette fameuse soirée entre moules?!
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M
<br /> Lilas> (merci) pour la soirée entre moules, faut qu'on s'organise ça vite, genre après les ratrappages, et moi en juillet j'ai la maison pour moi toute seule, faut avant que je me trouve un<br /> boulot, sinon, je suis obligée de subir la délocalisation estivale parentale.. bref super quoi.<br /> mais on se fait ça, absolument!<br /> <br /> <br />
B
mais c'est "tellement vrai"! lol<br /> vraiment touchant,vraiment vrai,vraiment bien.<br /> toutes ces phases debiles qui nous agacent et où on se demande mais diantre c'est moi c'te conne.<br /> ps:j'aime bien les carpes qui suivent le curseur :D
Répondre
M
<br /> djoubabar> t'as vu les carpes elles sont belles heiiin :B<br /> t'es trop choupinette :)<br /> <br /> <br />
A
Je devrais le faire lire à Tu-Sais-Qui..."LOL"
Répondre
M
<br /> Audrey> ouai, à Voldermort!<br /> <br /> <br />