Il est minuit.
Je me retourne dans mon lit.
Attends, je mets le clignotant à gauche.
Voilà, maintenant, je peux tourner, j'ai prévenu les autres usagers.
Pyjama me grille la priorité.
Bon, STOP, arrête, ça suffit, ça fait une semaine que tu fonctionnes comme si tu conduisais.
Dans l'escalator, tu te ranges à droite pour être dépassée.
Dans les escaliers, tu hurles à la priorité aux véhicules montants.
A table, Crotte te fait une queue de poisson devant la purée.
Même bourrée, ou titubante, tu penses à mettre ton clignotant.
Et demain matin, tu passes ton code.
Tu ne l'as dit à personne, sauf à lui.
Evidemment, il fallait que tu le dises à une personne. Et bien sûr, cette personne c'était lui.
Tu ne l'as pas dit parce que tu avais peur que ça te porte malheur tout ce surmenage autours d'un examen.
Alors, même si ça me démangeait, je suis une femme forte, et je n'ai rien dit.
J'y suis donc allée ce matin, après une nuit mouvementée ( tu vois Fast and Furious, eh bah c'était la même chose dans mon lit).
J'étais en stresse, et ce qui m'a fait rire, c'est de me dire que j'ai moins stressé pour des examens qui devaient déterminer mon année. Bref. Nous sommes 4 de mon auto-école, et nous sommes entourés par des gens de diverses auto-école.
T'as le gang des slim-spartiates-vernis rouges, parmi elle, la blonde avec les cheveux lisses et souples, bien fouttue, bien maquillée, classe quoi.
Et tu as moi.
Moi, je suis assise par terre, j'ai un jean noir, un t-shirt noir, son sweat, un bonnet noir, mes lunettes noires.
Bref, j'annonce la couleur, et mon côté associale d'entrée de jeu.
Bon, il est 9h30. Ca commence à 10h. Ca fait donc, si je calcule bien, environ 2h30 que je stresse.
Respire respire.
Bon, allez je sors dehors, pause syndicale : pause clope.
Troisième clopes en moins de 20 minutes, un chouilla stressée.
Bon, j'ai toujours eu de la chance dans ce genre de trucs, c'est qu'à chaque fois, va pas chercher pourquoi, je suis la dernière à être appelée.
En cinquième, on a même oublié mon nom.
En deuxième année de licence, on a oublié mon prénom, et on a pensé que Poulpy était mon premier prénom.
Bref, je rentre après avoir vu les 40 personnes devant moi rentrer.
Je suis la seule debout, et je me sens fixée.
Je prend le boitier à moitié (à boitié si tu es enrhubé et que tu aimes les blagues de meeerde) mort.
Je m'installe, et c'est parti.
Les questions défilent.
Je réponds, je vérifie, je suis en panique, je ne dois pas me louper.
Fin du test. Les 40 personnes récupèrent leurs résulats.
Alors, y a différents comportements qui se sont manifestés:
-ceux qui sautent de joie, en mode coupe du monde 99
-ceux qui se retournent et balacent un grand sourire
-ceux qui se barrent en courant
-ceux qui haussent les épaules
- et celui qui demande à l'examinatrice si elle veut bien l'épouser (si si..).
Quand vient mon tours..
Bon, respire, elle va juste te coller un auto-collant avec DEF ou FAV.
C'est le jugement dernier façon Turbo sur M6..
***
Et là, à table, entre un plat de nouilles et un steack, tu leurs sortiras:
-au fait, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise : vous me devez 300 euros (parce que oui, il fallait un accompte et que ta discrétion t'a coûtée la modique somme de 300euros), et la bonne : la prositution motorisée m'ouvre les bras! (parce que oui, tu n'as pas encore de boulot pour cet été