Je savais bien que ça allait être une journée de merde.
Hier soir, soirée entre nichons, on part de chez M. à 2h du mat’ après avoir refait un peu le monde, comme on le fait si bien quand on a 20 ans.
Je précise le « on part » parce qu’il y a « partir » et « marcher jusqu’à la voiture ».
A 2h du mat’, je vais te dire un truc :
Genre tous les chats sont gris.
C’est faux !
La nuit : toutes les clios blanches ne sont pas toutes les voitures de M.
Car oui, à 2h du mat’, tu apprécies le fait d’avoir des amis qui ont la gentillesse de te ramener chez toi, à 2h du mat’, tu ne sais pas encore que tu vas tourner pendant une heure autours de la place Daumesnil.
Non, tu ne sais pas dans quelle rue adjacente avec un grand bar tabac vert, est la voiture de M. ?
Tu sais juste qu’il est 2h40 et où se trouve cette put* de voiture blanche avec un A collé à l’arrière.
-Et la rue ?
-On a pas regardé.
-Non, mais je te jure que cette rue, on vient de la faire ?
-T’es sûre ? J’me souviens pas moi.
-c’est cossu Daumesnil.
-M. ! Mais M. ! Range tes seins ! M. !!
-excusez nous, mais vous savez où y aurait un bar tabac vert ?
-non mais c’est pas une fontaine !
-mais si, elle marche pas la nuit.
-c’est bien ce que je dis, c’est pas une fontaine.
Donc après maintes péripéties, nous nous rendons compte que nous sommes blondes.
-ah j’me souviens c’est là !
-mais, c’est la rue où on est passé pour aller jusqu’à la place.
-tu veux dire ? naaan… putain, on aura fait pendant une heure le tour de la place Daumesnil pour rien ?
-oui, enfin, ici, ça reste une place aussi hein.
Donc je me suis couchée à 3h40 environ.
J’ai les yeux rouges, je me motive et mets mon réveil à 9h.
A 9h, c’est, comment te dire ? Absolutely impossibeul de me lever.
A 10h, c’est plus humain, surtout que le téléphone sonne.
(bouche pâteuse du lever difficile)
-bonjour
-Oui, M., c’est G. je voulais savoir si je pouvais venir maintenant pour voir la maison avec le monsieur chargé du devit ?
-moui, juste dans 20 minutes, chuis en train de faire du jardinage.
-ok pas de soucis,11h30 à tout de suite.
Hey meeerde.
Je me lève, je te bouscule, tu ne te révèles pas, comme d’habitude.
Pardon, je divague.
Donc.
Je me lève, je monte, nettoie les cendriers, jette mon pot de yaourt, me lave les dents, m’en grille une.
Mais là, c’est le drame.
11h29
Il faut que j’aille aux TOILETTES.
Merde merde merde.
Il a pas intérêt à arriver à l’heure ce con là.
Direction : toilettes.
Vite, j’ai peu de temps.
Je ne me prends même pas un magasine, ça me ralentirait.
Dans les toilettes, je commence à poser mon cul sur les toilettes.
A peine ai-je effleuré la lunette.
RIIII.
Eh merde !
Bon, je me rhabille, et file leur ouvrir.
-ah bah nan là, faut tout repeindre.
-Ca coûtera minimum un chiffre à 4 numéros assorti d’un beau « € ».
JE SUIS FOUTTUUUUUE !!
(à prononcer de préférence accroupi par terre, les maintes jointes, un peu à la Moundir (NB : marche aussi avec POURRRQUOIII ??))
Donc bref, je suis dans la merde.
Du coup, ça m’a coupé mon envie de toilettes.
J’A-D-O-R-E.
Bon, j’vais me prostituer au bois de Vincennes, si tu t’ennuies.
conclusion: Le dentrifice, ça brûle les yeux.